Archives de catégorie : Dégustation Whisky
Spicebox – Pumpkin Spiced (# 155)
Nom : Spicebox – Pumpkin Spiced
Type : Whisky Canadien épicé (blend)
Région : Québec, Canada
Taux d’alcool : 35%
Site web : http://spiceboxwhisky.com
Prix : 25,90$
Disponibilité : SAQ #12730431
Ah! L’automne, avec ses feuilles multicolores, le froid qui s’installe tranquillement et bien sûr, la panoplie d’aliments à la citrouille offerte dans les différents commerces. Tout y passe, les beignes, les cafés, les thés, les bières et même les whiskies ! Mais attention, bien souvent, je dirais plutôt majoritairement, ces produits ne sont pas vraiment « à la citrouille », mais plutôt aromatisé aux épices qui composent une tarte classique à la citrouille, soit la cannelle, le gingembre, le poivre de Jamaïque (Allspice) et la muscade.
Le whisky Spicebox Pumpkin Spiced ne fait pas exception et ne contient évidemment pas de chair de citrouille !! Il contient la même base que son frère Spicebox, soit un mélange de whiskys de seigle canadiens en provenance de l’Alberta et vieilli entre 3 et 6 ans en fûts de bourbon auquel on y a ajouté les « Pumpkin Spices ».
Voyons maintenant si le Spicebox Pumpkin Spiced whisky nous réconforte comme une pointe de tarte à la citrouille encore chaude.
Ma dégustation :
Couleur : dorée pâle, reflets légèrement orangés, légèrement sirupeux
Nez : sucré, vanille, épicé
Goût : vanille, caramel au beurre, épices, boisé
Finale : sucrée, érable, épices
La couleur de ce whisky-dessert est d’un doré bien classique et avec une légère teinte d’orange. Est-ce mon subconscient qui ne cesse de me suggérer la couleur d’une citrouille… Côté texture c’est relativement sirupeux, de minces jambes se forment sur la paroi et redescendent lentement au fond du verre.
Dès l’approche du verre au nez, c’est un rye très sucré et vanillé. Tout à l’arrière, derrière le seigle, se cachent quelques notes de cannelle, de muscade et un peu de poivre de Jamaïque (allspice). Dans l’ensemble, ça sent vraiment comme une tarte à la citrouille !
En bouche, dès l’entrée c’est sucré et piquant, la douceur vanillée compense pour le coup de fouet des épices. Le sucré et les épices se complémentent bien et c’est très « dessert ». Après quelques instants, un doux caramel crémeux à la vanille valse avec la muscade et l’allspice. Puis, quelques subtiles notes de cannelle et de boisées ferment la danse.
Quant à la finale, sans surprise, elle est sucrée et relativement longue, avec la vanille et le caramel au beurre, quelques notes de sirop d’érable viennent se joindre à l’ensemble. Après un dur combat, les épices et le seigle finissent par percer la barrière sucrée et soutiennent la finale pendant de longs moments.
Un beau petit whisky dessert sans contredit que je siroterais bien tranquillement après un copieux repas. Par contre, il ne plaira sûrement pas à tous à cause de ses notes hyper sucrées. Sa grande force est probablement plus comme alcool de base dans de beaux cocktails exotiques…
Collingwood – 21 ans (# 154)
Nom : Collingwood 21 ans
Type : Whisky Canadien (blend)
Région : Ontario, Canada
Taux d’alcool : 40%
Site web : http://www.collingwoodwhisky.com
Prix : ± 45$
Disponibilité : LCBO (plus disponible)
Comme vous pouvez le voir dans ma fiche du Collingwood (fiche # 31), ce whisky est une création de la distillerie Canadian Mist. En 1991, monsieur Harold Ferguson, le Maître Distilleur de l’époque chez Canadian Mist, a choisi 50 barriques d’alcool fait à 100% de seigle malté et les laissa vieillir paisiblement. Le temps passa tranquillement et ce n’est qu’en 2012 qu’il fut enfin prêt. On lui a alors appliqué le procédé spécial de Collingwood (comme pour l’Original), c’est-à-dire d’assembler le contenu de ces 50 barriques dans un gigantesque réservoir en inox afin qu’ils se marient ensemble. En même temps, on en profite pour ajouter une couche de complexité au whisky en y ajoutant dans le réservoir des douelles (staves) d’érable légèrement grillées.
Le Collingwood 21 ans est une édition spéciale qui n’est plus disponible.
Merci à Maryse Pothier pour l’échantillon.
Ma dégustation :
Couleur : cuivre, reflets rosés, sirupeuse
Nez : Épices, seigle, cerise, acétone
Goût : alcool, épices, cerise noire, seigle
Finale : longue, épicée, seigle
À la lumière, ce whisky ressemble à son jeune frère, il est d’un ambre cuivré mais offre des reflets un peu plus rosés. Côté texture, les jambes sont nombreuses, minces et retombent lentement sur les parois du verre.
Au nez, c’est relativement similaire au Collingwood régulier, mais le seigle et la barrique ressortent un peu plus. Épices, seigle bien franc et fruits rouges (particulièrement les cerises) se mélangent à quelques notes de barriques, mais une barrique un peu vieillie. À l’arrière-plan, des notes d’acétone et de plastique brûlé sont également présentes.
En bouche, c’est « raide » ! Dès l’entrée c’est une bonne claque d’alcool et d’épices, effet plutôt inattendu ! Puis la cerise noire qui baigne dans la cassonade et l’alcool se mélange à quelques notes de seigle et de bois vieilli. Ensuite, les épices de boulangerie et le poivre reviennent à la charge pour faire place à la finale.
La finale est bien marquée par les épices, le poivre et le seigle. Puis, quelques notes de boisé font acte de présence et s’accompagnent d’une petite aigreur inattendue, l’ensemble s’étire un bon moment.
Je peux comprendre pourquoi ce whisky a eu un accueil plutôt mitigé vis-à-vis les amateurs. On dirait qu’il va partout, et en même temps nulle part, rien de plus à ajouter… Personnellement, le Collingwood « Orignnal » me plaît d’avantage.
Johnnie Walker – Gold Label Reserve (# 153)
Nom : Johnnie Walker – Gold Label Reserve
Type : Blended Scotch Whisky
Région : Écosse
Taux d’alcool : 40%
Toujours lors de la soirée du mariage de l’été 2015, mais cette fois c’est plutôt en fin de soirée après un copieux repas, je me dirige vers le bar et j’aperçois la bouteille de JW Blue Label, qui est hors de prix bien sûr! Mais, tout juste à côté, sa petite sœur dorée me fait un clin-d’œil…
Le JW Gold Label Reserve était initialement un assemblage plutôt limité, préparé par Jim Beveridge, Master Blender chez Johnnie Walker qui inclut notamment des tonneaux de la distillerie Clynelish. Il est maintenant disponible dans la gamme des produits courants.
Ma dégustation :
Il fait plutôt noir mais on peut quand même constater qu’il est effectivement d’une belle Couleur dorée étincelante avec des reflets ambrées tirant sur l’orangé, à moins que ce soit le reflet du feu des foyers décoratifs ? Très belle ambiance pour déguster un petit scotch après une si belle soirée.
Lorsque j’approche le verre de mon Nez, ce sont des fruits frais, telle la pêche, la poire et quelques notes rappelant également la gomme ballounne rose « Tutti Frutti » qui sont au premier plan. Par la suite vanille et relents d’alcool sont à l’arrière-plan avec un léger zeste d’agrumes.
L’entrée en bouche est clairement dominée par un Goût bien présent de fruits frais, mais plus exotique cette fois, la mangue et la papaye se mélangent avec des feuilles de tabac frais. Par la suite c’est un peu boisé et sec en bouche et une très légère pointe de fumée apparaît à l’horizon.
La Finale est remplie de fruits exotiques et de feuilles de tabac. Elle est relativement persistante et franche, on peut également ressentir l’alcool nous réchauffer l’intérieur.
Beau scotch très approprié pour une belle fin de soirée aussi agréable et remplie de plaisirs et d’émotions ! Comme le marketing génial de Johnnie Walker dit sur son site :
« It’s the New Gold Standard of Celebration. »
JP Wiser’s DeLuxe (# 152)
Type : Whisky canadien
Région : Windsor, Ontario
Taux d’alcool : 40%
Par un beau samedi après-midi ensoleillé du mois d’août 2015, j’étais à un mariage dans les Laurentides. À l’heure du cocktail le J.P. Wiser’s DeLuxe me semblait bien intéressant, je me suis dit « why not ! »
Le DeLuxe est l’entrée de gamme chez Wiser’s et est distillé et embouteillé à la distillerie d’Hiram-Walker & Sons située à Windsor en Ontario, laquelle est aujourd’hui la propriété du géant Pernaud Ricard. Cet embouteillage dit « Deluxe » consiste en un assemblage de whiskies canadiens âgés entre 5 et 9 ans.
D’ailleurs je me suis toujours demandé pourquoi on écrit « Deluxe » ou « Premium » sur des embouteillages d’entrées de gammes ?
Ma dégustation :
Lorsque regardé au beau soleil du milieu d’après-midi, la Couleur de ce canadien est d’un doré modérément foncé et offre des reflets légèrement ambrés. La texture est relativement sirupeuse et enveloppante, les jambes sont nombreuses, larges et glissent avec aisance le long des parois du verre.
Dès l’approche du verre, le Nez se remplit de cassonade dorée, de raisins secs aux épices et de quelques timides notes de seigle. Par la suite des effluves légèrement citronnés se développent à l’arrière-plan et sont accompagnés de bois bien sec.
À la première gorgée, un Goût bien franc de cassonade épicée est au rendez-vous. Puis les épices de boulangerie, les fruits séchés et le seigle prennent le dessus. Par la suite, quelques timides notes citronnées et boisées se développent à l’arrière-plan.
La Finale, quoique un peu courte est relativement intense. Le boisé, le seigle et le zeste d’agrumes demeurent un court instant. Et hop, une autre petite gorgée !
Un beau petit « afternoon drink », parfait pour relaxer et ouvrir l’appétit pour le copieux repas qui m’attendais !
Talisker Storm (# 151)
Type : Scotch Single Malt
Région : Île de Skye, Écosse
Taux d’alcool : 45,8%
Site web : http://www.malts.com/taliskerwhisky
Prix : 99$
Disponibilité : SAQ #12361057
La distillerie Talisker est située sur l’Ile de Skye qui, en théorie fait partie de Highlands, mais qui s’acclimate davantage aux distilleries situées dans les Iles des Hébrides (Hebridean Islands) tels Arran, Highland Park, Jura, Scapa et Tobermory. Plusieurs amateurs aiment mieux décrire ces distilleries comme étant de la région des Iles, qui selon moi fait également du sens puisque le profil de ces distilleries diffère grandement de ceux des Highlands.
Talisker fait aussi partie des six distilleries qui forment la gamme « Classic Malt » de Diageo (avec Cragganmore, Dalwhinnie, Glenkinchie, Oban et Lagavulin). Cette gamme est considérée comme un bon point de départ pour débuter l’initiation aux scotches.
Merci à mon frérot pour l’échantillon ! Très apprécié.
Ma dégustation :
Couleur : Or, reflets rosés, collant
Nez : maritime, fruits confits, poivre
Goût : tourbe, alcool, fruits confits, poivre
Finale : longue et sucrée, persistante et tourbée
Je m’attendais à une couleur de style « Islay », très jaune pâle, voir presque translucide. Mais, la couleur est plutôt d’un or brillant et offrant quelques reflets légèrement rosés. La texture est très sirupeuse, voire même collante, les jambes sont figées le long des parois du verre pendant de longs instants.
Au nez, on sent l’électricité dans l’air ! Ça sent l’orage électrique ! Bon OK j’exagère un peu… tourbe saline et pointes d’iodes se mélangent à quelques notes de fruits exotiques confits et de poivre noir. Quand même une belle prestance et attention à l’alcool, qui est relativement présent.
L’entrée en bouche est relativement douce jusqu’à l’arrivée de la tourbe bien franche. La brûlure d’alcool se fait également ressentir mais est vite adoucie par de bonnes feuilles de tabac bien fraîches. Puis arrivent les fruits confits exotiques et les touches de poivre fraîchement moulu. La tourbe, qui est maintenant un peu sucrée refait surface pour nous transporter vers la finale.
La tourbe devient de plus en plus sucrée. Elle s’étire longuement et s’estompe sur quelques notes cendrées.
Heu ? OK ?…WOW ! Ça c’était vraiment inattendu… Mon premier Talisker officiel sur ce blogue! Ben oui, je suis un « Talisker-Noob » ! Sans blague, je vais devoir approfondir cette distillerie car j’ai été agréablement surpris.
Hautement recommandé !
Tullamore D.E.W. (# 150)
Type : Blended Irish whiskey
Région : Irlande
Taux d’alcool : 40%
Site web : www.tullamoredew.com
Prix : 33,45$
Disponibilité : LCBO #71746 (pas disponible à la SAQ)
Cette année, les vacances estivales étaient sur les plages du New Jersey. Au beau milieu d’une semaine chaude et ensoleillée, je me retrouve un mercredi soir seul à la piscine à relaxer avec un bon livre. En effet, les enfants et ma conjointe sont partis sur le “Boardwalk”, je suis entre deux chapitres, pourquoi pas une petite dégustation express sur le bord de la piscine…
Ma dégustation :
La Couleur est d’un bel or offrant des reflets orangés accompagnant à merveille le coucher de soleil qui se prépare. La texture est plutôt moyenne, les jambes minces mais bien persistantes et collent à la paroi du Glencairin.
Le Nez offre quelques arômes fruités. Les fruits frais tels la clémentine, la poire et les raisins verts juteux sont au premier plan. Par la suite, la “Bubble gum” rose accompagne quelques notes d’épices et une légère brûlure d’alcool.
En bouche, un Goût rappelant encore la clémentine et la poire est au premier plan. Par la suite, prunes aux épices macérant dans l’alcool chauffent légèrement la bouche… Quelques notes de tabac frais font acte de présence à l’arrière-plan.
La Finale, plutôt courte mais bien rafraîchissante est marquée par le retour des fruits juteux avec une petite amertume de zeste d’agrumes.
Pas mal du tout, je dirais que c’est un whiskey bien désaltérant ! Surtout à 20h sur la terrasse par une belle soirée chaude et humide…
Bulleit – Rye 95 (# 149)
Type : Straight Rye Whiskey
Région : Kentucky, É-U
Taux d’alcool : 45%
Site web : bulleit.com/whiskey/bulleit-rye
Prix : 38,95$
Disponibilité : LCBO #350611 (pas disponible à la SAQ)
Lancé en 2011, le Bulleit Rye 95 est fait à partir d’un mash bill ayant, comme son nom l’indique, 95% de seigle et 5% d’orge maltée complète le tout. En comparaison, son grand frère, le très populaire Bulleit Frontier Bourbon, contient quant à lui un respectable 28% de seigle. Malgré le fait que les deux sont distillés et vieillis en petits lots (small batch) et qu’ils séjournent en barriques de chêne américain carbonisé, on doit s’attendre à quelque chose de pas mal différent.
Il est amusant de relire ma première fiche de dégustation qui portait sur le Bulleit Frontier Bourbon, laquelle est relativement minimaliste…à réviser !
Ma dégustation :
Couleur : Cuivre « cenne noire », sirupeux
Nez : Seigle, épices, aneth
Goût : seigle, épices, aneth
Finale : courte, seigle, épices
La couleur de ce rye américain me rappelle nos bonnes vieilles « cennes noires », mais plutôt quand elles étaient flambant neuves ! Avec quelques reflets ambrés et flamboyants et sa texture bien sirupeuse, quoi de mieux pour débuter.
Au nez, c’est puissant ! Le seigle est bien franc et présent. Quelques notes d’épices se joignent à des odeurs herbacées tels l’aneth et l’eucalyptus. L’aneth?… en effet, ça sent le gros et juteux cornichon Bick’s. À l’arrière-plan je dénote une petite pointe de plastique brûlé.
En bouche, c’est quand même assez particulier. L’entrée en bouche est relativement sucrée, puis, l’attaque immédiate du seigle et des épices arrive. Par la suite quelques notes d’aneth et de menthol arrivent, pour rehausser le goût du cornichon retrouvé dans le nez. Graduellement, l’amertume du seigle et quelques notes boisées prennent la relève. L’aneth et quelques notes salines ouvrent la porte à la finale.
La finale, relativement courte est axée beaucoup sur le seigle et les épices. Et hop ! On reprend une gorgée!
Un départ canon mais un essoufflement marqué en fin de course ! Il n’est pas le meilleur mais pas le pire non plus… Un bon rye américain. Je peut donc facilement affirmer que plusieurs whiskies canadiens n’ont vraiment rien à lui envier.






